LE LABOUREUR DES MERS

C’est le titre d’un ouvrage de Noël AUBLANC sorti en 1970 (dépôt légal 4ème trimestre 1970, Imprimerie Rivet de Lyon, à compte d’auteur).

Livre de souvenirs d’un jeune marin de Toulon, pris dans l’aventure du déminage et donc devenu plongeur avec le scaphandre autonome Cousteau-Gagnan. C’était en 1949. Livre sans concession sur les situations d’alors, plein d’humour et de gentillesse pour ses collègues et pour les instructeurs dont le commandant Cousteau qui supervisait leur apprentissage et leur entrainement.

Le déminage fut l’atout maître du développement de la plongée militaire en France et du scaphandre autonome Cousteau-Gagnan, son outil de base. On sait le travail de recherches et d’essais, dans toutes les disciplines, mené par le GRS. Mais ce furent des marins (puis des parachutistes) qui participèrent à son essor en se formant au GRS avant de rejoindre telle ou telle formation ou mission, les civils venant rapidement agrandir le marché de la naissante Spirotechnique.

C’est en décembre dernier (2015) que Yves AUBLANC en visite au musée nous parla du livre de son père puis nous l’envoya.

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Plongeurs démineurs en mer sur leurs traîneaux.

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Marin à Toulon, Noël Aublanc est mis au courant par son supérieur de la mise sur pied d’un groupe de plongeurs-démineurs. Il a charge de trouver des collègues. Et il en « tient »  bientôt deux :

…/… « Mes deux amis avaient déjà plongé, tous deux étaient d’anciens scaphandriers lourds. L’un avait effectué son cours à la Martinique, l’autre, plus récemment à l’école des scaphandriers de St. Mandrier. Quant à moi, je n’avais de la Mer que mes connaissances de Marin ayant toujours navigué sur de petits bateaux, et ce formidable attrait qui me fit désirer ce métier depuis mon plus jeune âge. Or, notre tâche consistait à rechercher des mines, avec un engin nouveau pour nous, dont on disait grand bien : le scaphandre autonome.

          Nous savions qu’il s’agissait d’une réserve d’air comprimé que l’on portait sur soi, ce qui permettait ainsi une totale indépendance, une grande liberté et une grande rapidité de mouvement. Là s’arrêtaient toutes les précisions et détails que nous avions pu recueillir. » …/…

Et voici donc la genèse de la mission:

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Annexe au récit.

C’est à cette même époque que Frédéric Dumas plonge sur des épaves du même secteur en particulier sur celle du Saumur qui -mis aux enchères- devait être visité auparavant afin de collecter les 600 tonnes de wolfram que ses cales étaient censées contenir. Il en remonta pas mal de langoustes et la cloche de bord. De wolfram, nada! (récit à lire dans « La mer sauvage »)

Dans ces pages Noël AUBLANC nous narre la façon d’opérer le repérage des mines, technique avec traîneau mise au point par le GRS dès 1945. (Le traîneau par contre avait déjà été utilisé par de nombreuses marines pour le déplacement de nageurs, même avant guerre).

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Un des croquis de Noël AUBLANC. Correspond à la photo de la page de couverture.

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Dans la conclusion.

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Traîneau du GRS 1947; Photo Marine nationale.

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Dernière page de la conclusion.

 

 

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Noël AUBLANC au centre du groupe.

Fin du chapitre I « Plongeurs en mission »

 

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Article paru dans Cols Bleus décembre 1970. Coll. Yves AUBLANC.

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Suite de l’article. Photo du haut Noël AUBLANC. Photo du bas Yves AUBLANC son fils que nous remercions chaleureusement de ce don exceptionnel.

Cet ouvrage qui enrichit d’un témoignage direct l’histoire de la plongée autonome est naturellement à la disposition de toutes et tous à la bibliothèque du musée Frédéric-Dumas.